Nouvelles recommandations de la HAS et psychanalyse

Psychanalyse et autisme

Le 12 Février 2026 dernier, la HAS (Haute Autorité de Santé) a publié ses nouvelles recommandations concernant l’Autisme, les financements, prises en charge, et surtout la psychanalyse, que Cap Family vous résume dans les grandes lignes.

 

1) Actualisation des recommandations sur l’autisme

La HAS a publié de nouvelles recommandations de bonnes pratiques (RBP) concernant la prise en charge des troubles du spectre de l’autisme (TSA) chez les nourrissons, enfants et adolescents jusqu’à 20 ans. La dernière RBP datait de 2012, il y a 13 ans.
Objectifs : mieux guider les professionnels, institutions et familles ; harmoniser leurs pratiques ; réduire les écarts d’un département à l’autre.

 

2) La fin de la psychanalyse dans la prise en charge de l’autisme

C’est la nouveauté la plus importante, et la plus attendue pour beaucoup de parents : la HAS déclare explicite­ment que la psychanalyse n’est pas recommandée comme approche pour les TSA. Elle figure désormais dans la liste des interventions non recommandées en raison d’un niveau de preuve scientifique insuffisant.

Ce point est perçu comme un tournant majeur : alors qu’en 2012 la psychanalyse était seulement
qualifiée de « non consensuelle », elle est aujourd’hui formellement déconseillée dans le cadre des prises en charge de l’autisme.
D’autres approche sans preuve scientifique sont aussi listées comme non recommandées (méthode Doman-Delacato, Padovan, Snoezelen, SonRise, neurofeedback, packing, etc.)

Ce changement répond à une forte attente d’une partie des familles et de la communauté de soins, qui dénoncent depuis des années le retard français dans l’abandon des pratiques psychanalytiques pour l’autisme.

 

3) Priorité aux approches fondées sur des preuves

La HAS recommande désormais :
● des interventions développementales et comportementales (CAA, Pecs, ABA communication, habiletés sociales, autonomie…) ;
● une intervention précoce, même avant diagnostic formel ;
● le suivi pluri­discipli­naire avec évaluation annuelle de l’impact.
L’idée centrale est d’aligner la France avec les standards scientifiques internationaux et d’éviter ce que la HAS appelle une « perte de chance » pour les enfants.

 

4) Rôle central des parents et inclusion sociale

La HAS réaffirme que les parents ont une place centrale dans le suivi et l’accompagnement des
enfants autistes :
● leur expertise quotidienne est reconnue ;
● ils doivent être formés et impliqués dans les projets personnalisés ;
● le soutien parental est un élément clé des bonnes pratiques.
La scolarisation adaptée, l’accès aux loisirs et la vie en communauté font aussi partie de la vision globale promue par la HAS.

 

5) Financements et prises en charge

Ces recommandations peuvent influencer :
● la façon dont l’assurance maladie finance les soins ;
● les orientations des plans nationaux ;
● les formations et les remboursements des prises en charge.
La HAS n’a pas elle-même annoncé de nouvelle enveloppe budgétaire spécifique cette semaine, mais en définissant une liste claire de pratiques recommandées et non recommandées, elle oriente clairement vers des financements publics et assurantiels privilégiant les approches validées scientifiquement — ce qui, à terme, devrait réduire les financements (publics ou indirects) alloués à des approches jugées inefficaces comme la psychanalyse.
Les familles, professionnels partenaires et les intervenantes et intervenants spécialisés dans l’Autisme avec qui Cap Family travaille depuis bientôt 10 ans n’ont pas attendu ces recommandations officielles pour aligner les accompagnements sur les méthodes comportementales et développementales dédiées et sur-mesure pour chaque bénéficiaire.
A chacun ses besoins d’accompagnement, avec des méthodes de mieux en mieux encadrées.

 

(Sources : Haute Autorité de Santé, L’Express, Doctissimo, Le Monde.fr)

 

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